L'Excellence, ma référence

UFR Sciences et Technologies

PLAN STRATEGIQUE
DE L’UFR DES SCIENCES ET TECHNOLOGIES 2018-2022

L’UFR des sciences et technologies a ouvert ses portes en février 2007 à l’instar de l’Université Assane SECK de Ziguinchor suite à la volonté des autorités étatiques d’élargir la carte universitaire du pays.

Depuis lors, elle n’a cessé d’être le fer de lance de la recherche et de la formation. Le plan stratégique 2019-2023 présente ce que l’UFR s’engage à accomplir durant les cinq -prochaines années dans le but de poursuivre sa mission d’enseignement et de recherche. En effet, tout en consolidant les réalisations enregistrées dans le cadre du plan stratégique 2011-2016, l’UFR se fixe comme objectifs de:

– relever les nombreux défis liés à la professionnalisation de ses offres de formation afin d’accroitre l’employabilité des étudiants formés ;

– renforcer ses équipements pédagogiques dans le but de répondre plus efficacement à la massification des effectifs d’étudiants et à la diversification de ses offres de formation et

– promouvoir la formation d’équipes de recherches et de renforcer les moyens alloués à la recherche afin d’accroitre les inscriptions du PER au CAMES et de mettre à la disposition des populations locales les résultats de la Recherche.

L’atteinte de ces objectifs corrélée avec une augmentation des effectifs du PER, du PATS et du budget permettra d’instaurer une meilleure gouvernance de l’UFR.

Ce plan stratégique est le fruit d’une réflexion menée en concertation avec toutes les composantes de l’institution. Je tiens à leur exprimer mes sincères remerciements pour l’aboutissement de cet exaltant travail.

Je souhaite que ce plan stratégique soit mobilisateur afin que tous unissions nos efforts pour faire de l’UFR l’institution de référence en matière d’enseignement et de recherche des sciences et technologies.

Au lendemain des indépendances, la plupart des établissements africains d’enseignement supérieur ont, pendant une décennie, enseigné les mêmes programmes que leurs homologues européens. Cette situation avait conduit à une inadaptation entre les formations dispensées et les besoins de ces sociétés africaines contemporaines.

C’est la raison pour laquelle, dans une perspective d’asseoir les bases d’un développement socio-économique harmonieux, le Sénégal opéra une rupture à partir de 1967 avec le vote de la loi n° 67-45 du 13 juillet 1967 relative à l’université de Dakar qui dispose en son article premier alinéa 2 que l’université de Dakar «a notamment pour but, dans un esprit de coopération inter africaine et de large ouverture sur les problèmes, de former les cadres nécessaires aux États africains qui envoient leurs étudiants à l’université…».

Cette vision d’une université au service de la communauté est consacrée par la loi d’orientation sur l’éducation nationale de 1971 (loi n° 71-36 du 3 juin 1971) qui stipule en son article premier que l’éducation nationale tend à former «des hommes et des femmes libres, capables de créer les conditions de leur épanouissement à tous les niveaux, de contribuer au développement de la science et de la technique et d’apporter des solutions efficaces aux problèmes de développement national…».

Toutefois, plus de cinquante ans après les indépendances, l’ambition d’un progrès basé sur le développement de la  science et de la technique reste un objectif à atteindre même si  des résultats satisfaisants sont obtenus dans les divers domaines de la science. En effet, en raison des difficultés que traversèrent le Sénégal avec les politiques d’ajustement structurel imposées par les institutions financières internationales qui ont amené le pays à consacrer moins en moins de ressources au secteur de l’éducation, celui-ci connut des crises qui ont engendré une dégradation des conditions d’études.

Face à ces crises récurrentes, les pouvoirs publics sénégalais ont alors été obligés d’organiser, en 1993, des concertations nationales sur l’enseignement supérieur. Mais cette dernière réforme a échoué car désapprouvée par les syndicats d’enseignants et d’étudiants. Une nouvelle réforme fut entreprise dès l’année 2000 avec la mise en place d’une commission carte universitaire, composée d’universitaires. Elle était chargée de faire des propositions de réforme et de recadrage de la carte universitaire mais également de réfléchir sur l’introduction de nouvelles structures de formation en réponse aux besoins et exigences de développement socio-économique.

La création des universités de Thiès et Ziguinchor et du CUR de Bambey s’inscrit dans ce cadre. Mais cette réforme de la carte universitaire traduit également la volonté de l’Etat d’absorber les flux importants de bacheliers que les deux principales universités ne parvenaient plus à accueillir en raison de l’insuffisance des infrastructures pédagogiques.

Par ailleurs, outre les aspects rappelés dans les lignes précédentes, les objectifs de la réforme de 2002 sont les suivants:

– la professionnalisation de l’enseignement et de la formation,

– la diversification des filières et des établissements,

– la valorisation des ressources nationales et régionales et

– l’élargissement de la gouvernance des structures de l’enseignement supérieur.

La concertation nationale sur l’avenir de l’Enseigneur supérieur tenue en 2013 a, dans ses conclusions, réitéré ces mêmes objectifs qui font l’objet des décisions présidentielles une, trois, sept et huit :

– décision 1 : réorienter le système d’enseignement supérieur vers les sciences, la technologie et les formations professionnelles courtes ;

– décision 3 : améliorer le pilotage du système d’enseignement supérieur et de recherche et réformer la gouvernance des établissements publics d’enseignement supérieur ;

– décision 7 : renforcer la carte universitaire pour favoriser l’accès, diversifier l’offre de formation et assurer la qualité de l’enseignement supérieur ;

– décision 8 : donner un nouvel élan à la recherche et à l’innovation.

Structure centrale de l’université Assane SECK de Ziguinchor, l’UFR des sciences et technologies s’approprie ces objectifs qui traduisent la politique nationale d’enseignement supérieur à mettre en œuvre par toutes les institutions de ce secteur porteur de développement économique et de progrès social. Toutefois, elle ne peut réussir à atteindre ses objectifs qu’en procédant à une planification des moyens et des actions à mener et c’est toute la signification qu’il faut donner à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un plan stratégique qui synthétise la vision de l’institution et dont la finalité est de booster toutes ses initiatives ou projets.

Pour l’élaboration, le comité de rédaction a d’abord :

– effectué une analyse diagnostique de l’UFR avec ses forces, faiblesses, opportunités et menaces ;

– pris connaissance de la documentation disponible sur les différentes entités qui composent l’UFR Sciences et Technologies ;

– fait un inventaire exhaustif des équipements, des infrastructures pédagogiques et administratives, des ressources humaines et des effectifs d’étudiants;

– recueilli les attentes des différentes composantes de l’UFR (Etudiants, PER et PATS) et les projets à court ou moyen terme de mise en place de formations, de création de laboratoires de recherche ou d’organisation de manifestations internationales à caractère scientifique et

-défini les actions à mener, les indicateurs objectivement vérifiables et les moyens requis.

Le présent document s’articule autour de six parties :

– la première partie concerne les missions, valeurs et objectifs de l’institution ;

– la seconde partie est relative à l’analyse diagnostique : le contexte, les organes de gestion, l’offre de formation, les effectifs et les infrastructures etc ;

– la troisième partie traite des forces, faiblesses, opportunités et menaces de l’UFR ;

– les quatrième et cinquième parties traitent respectivement du plan d’action et du plan de financement et

– la sixième et dernière partie traite des stratégies de mise en œuvre (coordination, suivi, évaluation et la communication).

1-1 Vision

La vision de l’UFR des sciences et technologies s’inscrit dans celle de l’Université Assane SECK de Ziguinchor c’est-à-dire une structure de formation et de recherche de qualité ouverte sur les réalités socio-économiques locales, nationales, sous-régionales et internationales. Elle a également pour ambition de professionnaliser davantage ses enseignements et d’utiliser ses recherches pour accompagner la politique de déconcentration et de décentralisation.

1-2 Valeurs

L’UFR des Sciences et Technologies exerce sa mission en s’appuyant sur un certain nombre de piliers fondamentaux :

– une liberté d’esprit et de pensée dans le déroulement des activités d’enseignement et de recherche ;

– un esprit critique caractéristique de la science qui aboutit à la production d’œuvres scientifiques publiées dans beaucoup de revues internationales et utiles à la résolution des problèmes de la communauté et

– la reconnaissance que l’étudiant est au cœur de l’institution.

De ces piliers découlent un certain nombre de valeurs autrement dit des comportements ou attitudes que l’institution reconnait comme idéal :

– l’excellence: elle constitue la devise de l’université Assane SECK de Ziguinchor et l’UFR en a fait son cheval de bataille en inculquant à ses différents membres une culture de la rigueur dans l’exécution des activités administratives, pédagogiques et de recherche ;

– l’intégrité morale: elle est érigée en valeur suprême qui invite ses membres à adopter des comportements intègres dans l’exercice de leurs fonctions. L’intégrité morale garantit la légalité administrative, la transparence et l’obligation de rendre compte qui aujourd’hui constitue un gage de bonne gouvernance ;

– la collaboration : dans un souci d’exécuter efficacement les missions qui lui sont confiées, l’UFR prône la collaboration entre ses membres. Elle prône également l’ouverture au monde professionnel afin de rendre plus opérationnel ses diplômés et

– le respect : afin d’asseoir un climat social stable, garant d’efficacité et d’efficience, l’UFR prône le respect de la liberté et de la dignité de la personne humaine.

1-3 Missions

La mission de l’UFR est identique à celle assignée à l’Université de Ziguinchor à sa création en 2007. C’est-à-dire former les cadres supérieurs du Sénégal et des autres pays africains mais également de contribuer à la recherche scientifique aux niveaux national et international.

En ce sens, l’Unité de Formation et de Recherche en Sciences et Technologies développe des activités d’enseignement et de recherche dans les domaines des mathématiques, de l’informatique, de la physique, de la chimie, de l’agroforesterie et de la géographie. Elle s’est également engagée dans la fourniture de conseils dans les différents domaines des sciences et technologies.

2-1 Contexte

En ouvrant de nouvelles universités dans les régions de l’intérieur comme Ziguinchor, l’État s’était donné, entre autres objectifs, d’élargir la carte universitaire nationale afin de désengorger les universités de Dakar et de Saint-Louis dont les capacités d’accueil devenaient de plus en plus limitées à cause de l’augmentation des effectifs estudiantins. Il s’agissait aussi pour l’État de diversifier l’offre de formation en mettant l’accent sur l’adéquation du profil du formé aux exigences de l’emploi.

Au niveau de la Région naturelle de Casamance, le contexte socio-économique et scolaire justifiait depuis longtemps la création de structures universitaires.

En effet, l’existence de nombreuses potentialités socio-économiques nécessitait la création d’une université qui permettrait aux chercheurs de mener des recherches dont les résultats contribueraient certainement à impulser le développement local en accompagnant les collectivités territoriales créées en 1996. À ce sujet, le Président de la République d’alors avait indiqué que l’université de Ziguinchor devrait être ouverte sur les réalités socio-économiques locales nationales et sous-régionales d’une part et être placée d’autre part au centre des outils et dispositifs institutionnels et scientifiques moteurs d’un développement durable s’appuyant sur les ressources naturelles de la Casamance.

Pour revenir au contexte scolaire, la Région constitue la deuxième la plus scolarisée au Sénégal après celle de Dakar. En 2007, le taux brut de scolarisation (TBS) est de100,7% contre 86% au niveau national.[1]Le nombre de bacheliers dans la Région est passé de deux mille quatre cent trente (2430) en 2000 à cinq mille cinq cent quatre-vingt (5580) en 2007.[2]

En plus de ces aspects, la création de l’Université de Ziguinchor devait permettre d’accueillir les lycéens de la sous-région notamment les bissau-guinéens.

Enfin, avec un conflit de plus de trente(30) ans dans la région, l’institution devait contribuer à travers ses missions d’enseignement, de recherche et de services à la communauté à l’instauration d’une paix durable,gagede croissance économique et d’épanouissement humain.

2-2 Les organes de gouvernance

Crée en 2007, l’UFR des sciences et technologies est un établissement public disposant d’une autonomie de gestion administrative et financière. Elle est libre d’organiser son fonctionnement sous réserve du respect des lois et règlements qui régissent l’Université.

Cette gestion administrative et financière repose sur le principe de la participation qui s’est traduite par la mise en place de différents conseils chargés de l’administrer, conseils où sont représentées toutes les composantes de la communauté universitaire.

Concrètement, la technique d’organisation administrative reste la déconcentration c’est-à-dire une répartition des attributions et des moyens entre l’administration centrale de l’UFR et les départements qui la constituent.

L’UFR est dirigée par un Directeur nommé par décret. Elle est composée de départements et de services administratifs et la coordination de l’essentiel des activités administratives, pédagogiques et de recherche se fait au niveau des conseils de département et du conseil d’UFR.

2-2-1 Le Directeur d’UFR

Le Directeur, élu et placé à la tête de chaque UFR, est nommé par décret sur rapport du Ministre chargé de l’Enseignement supérieur, sur proposition du Conseil d’UFR après avis du Conseil d’Administration. Il est choisi parmi les professeurs titulaires et les professeurs assimilés et élu par eux pour un mandat de trois(03) ans, renouvelable une (01) fois.

Le directeur :

– il est chargé de l’administration intérieure et de la sécurité de l’UFR ;

– il préside le Conseil d’UFR ;

– il s’assure de l’exécution des délibérations du conseil d’UFR ;

– il exécute les décisions du Conseil d’Administration qui concernent l’UFR ;

– il veille à l’observation des lois, règlements et instructions ainsi qu’au déroulement régulier des cours, conférences, travaux pratiques et dirigés et des examens ;

– il prépare le budget et les comptes administratifs de l’UFR ;

– il signe les baux et passe les marchés, sous les formes prescrites par les lois et règlements, pour les fournitures et travaux imputables sur les crédits de l’UFR ;

– il exerce les actions en justice et

– il accepte les dons et legs sur avis conforme du Conseil d’UFR.

Dans l’exercice de ses fonctions, le directeur est également assisté d’un vice-directeur qui s’occupe de la coordination de tous les aspects pédagogiques.

Le vice-directeur est professeur titulaire ou professeur assimilé. Il est élu dans les mêmes conditions que le directeur et est nommé par arrêté du Ministère chargé de l’enseignement supérieur pour un mandat de trois (03) ans.

2-2-2 Le Conseil d’UFR

Le Conseil d’UFR, présidé par le directeur, détient la plénitude des pouvoirs délibératifs.

Il délibère sur :

– toutes les questions qui concernent la vie de l’établissement, au double plan de laformation et de la recherche ;

– le projet du budget de l’UFR qui doit être présenté au Conseil d’Administration ;

– les crédits alloués à chaque département ;

– les comptes administratifs du Directeur ;

– l’exercice de l’action en justice ;

– l’acceptation des dons et legs en faveur de l’UFR ;

– l’emploi des revenus et produits des dons et subventions et

– toutes les questions qui lui sont envoyées soit par le Ministre chargé de l’Enseignementsupérieur soit par le Recteur ou qui lui sont soumises par le Directeur de l’UFR.

2-2-3 Les départements

Les UFR sont organisées en départements. Le département est la cellule de base de l’UFR en matière d’enseignement et de recherche. Il regroupe le personnel et les services qui relèvent d’une même discipline ou de disciplines voisines.

Le Conseil de département délibère sur toutes les questions intéressant la vie du département et propose le recrutement d’enseignants au Conseil d’UFR. Chaque département est dirigé par un chef de département choisi parmi les professeurs titulaires et professeurs assimilés, ou à défaut, parmi lesmaîtres de conférences.

Le Chef de département est chargé de la coordination des enseignements et de l’impulsion de la recherche sous l’autorité du Directeur de l’UFR. Il est élu par les membres enseignants du département pour un mandat de trois(03) ans renouvelable une (01) fois. Il est nommé par le Recteur de l’Université sur proposition du Directeur de l’UFR. Le chef de département est garant de la coordination et de l’impulsion de la recherche sous l’autorité du directeur d’UFR.

2-2-4 Les services administratifs 

Dans l’accomplissement de sa mission, le directeur est aussi appuyé par des services administratifs que coordonne le chef des services administratifs. Il s’agit du service des finances, du service général et du service pédagogique.

Le chef des services administratifs, est chargé, sous l’autorité du Directeur d’UFR, de la gestion et de l’administration de l’UFR. Il est nommé par arrêté rectoral après avis du Directeur d’UFR. Il dirige et coordonne l’action des services administratifs à l’intérieur de l’UFR et assure la liaison avec les services administratifs du Rectorat. Il assure les responsabilités suivantes :

– assurer, en qualité d’Administrateur de crédits, la préparation, l’exécution et le suivi de l’exécution du budget de l’UFR;

– coordonner la gestion des ressources financières, humaines et matérielles;

– veiller à la bonne tenue de la comptabilité et la production des situations comptables;

– veiller à la gestion administrative des immobilisations et des matières ;

– veiller à l’entretien et la maintenance des équipements et matériels ;

– veiller à la gestion de l’information et de la documentation ;

– veiller à la régularité de toutes procédures administratives qui engagent l’établissement et

– effectuer les contrôles périodiques prévus sur la caisse régie d’avances.

2-2-4-1 Le service des Finances

A la tête de la structure, il y a un chef de service chargé de la tenue de la comptabilité administrative de l’UFR. À ce titre, il :

– appuie le CSA dans la préparation du budget de l’établissement ;

– assure la préparation de l’engagement, de la liquidation (cachet «vu, vérifié et liquidé»…) et du mandatement des dépenses et

– assure le suivi budgétaire.

2-2-4-2 Le service Pédagogique

Il est dirigé par un chef de service chargé :

– d’assurer la gestion des opérations relatives à la scolarité des étudiants : inscriptionspédagogiques, gestion des dossiers des étudiants… ;

– de participer à la préparation des examens et aux délibérations du jury et

– de gérer l’organisation matérielle des examens.

2-2-4-3 Le service général

Il est dirigé par un chef de service qui assure :

– la gestion de la comptabilité des matières et

– le suivi de l’entretien et de la réparation des biens mobilier et immobilier de l’UFR.

Après dix (10) années de fonctionnement, l’UFR a consenti beaucoup d’efforts pour assurer un fonctionnement régulier de ces organes de gouvernance et des services administratifs notamment en termes de ressources humaines et financières mais également en termes de respect de la légalité administrative. Concernant ce dernier point, des avancées considérables sont notées dans le respect des textes et règlements qui organisent le fonctionnement les organes et les services. Il s’agit concrètement des règles relatives à la gestion du courrier administratif, à l’organisation des enseignements et des examens, à la délivrance des attestations de réussite, à la passation et à l’exécution des marchés publics etc. Il reste cependant des efforts à faire pour une meilleure connaissance des textes et pour une amélioration de la communication interne et externe.

L’Unité de Formation et de Recherche en Sciences et Technologies a démarré ses activités en 2007 et comprend à ce jour (six) 06 départements et deux (02) filières:

– département de physique,

– département de chimie,

– département informatique,

– département mathématique,

– département d’agroforesterie,

– département de géographie,

– filière physique-chimie et

– filière mathématique–physique–informatique.

L’offre de formation des différents départements se résume comme suit :

– département de physique :

* licence de physique,

* master de physique  des matériaux  et

* master en science de l’atmosphère et de l’océan.

– département de chimie :

* licence en chimie et

* master en chimie des matériaux

* master en synthèse organique et produit naturel.

– département d’informatique :

* licence en informatique,

* licence professionnelle en création multimédia

* licence professionnelle en système informatique et logiciel

* Académie CISCO et

* master en génie logiciel.

– département de géographie :

* licence en géographie et

* master en espaces, sociétés et développement.

– département d’agroforesterie :

* licence en agroforesterie

* licence professionnelle agro-ressources végétales  et entreprenariat et

* master en aménagement et gestion durables des écosystèmes forestiers et agro forestiers (AGEDEFA).

– département de Mathématiques :

* licence en mathématiques fondamentales et  appliquées ;

* master en mathématiques et applications ;

*licence professionnelle en «modélisation et traitement informatique des données»

MTID.

La Licence de Physique-Chimie est co-pilote par les départements de Physique et Chimie.

2-4 Les effectifs

2-4-1 Les effectifs d’étudiants

En 2007, le nombre d’étudiants orienté à l’UFR des Sciences et Technologies était de cent trente-sept (137). En 2016, l’institution compte mille trois cent six (1306) étudiants répartis entre les six (06) départements.

Le tableau ci-dessous fait apparaître l’évolution du nombre d’étudiants pour la période 2007-2017. Cette évolution ne s’est malheureusement pas accompagnée de l’augmentation du personnel enseignant et des infrastructures pédagogiques nécessaires.

Concernant l’insertion professionnelle des sortants, il n’existe pas de données exactes. Néanmoins la Direction de l’insertion et des stages de l’université Assane SECK fait état de cinquante-huit (58) diplômés insérés sur le territoire national.

Tableau 1

Evolution des effectifs d’étudiants 2007-2017.s

2006

2007

2007

2008

2008

2009

2009

2010

2010

2011

2011

2012

2012

2013

2013

2014

2014

2015

2015

2016

2016

2017

137 394 611 765 882 1001 1138 1268 1273 1306 1379

à la date du 29 avril 2017

 

Source : direction de la scolarité centrale

2-4-2 Les effectifs d’enseignants

Le personnel enseignant et de recherche de l’UFR est passé de dix-sept (17) en 2007 à soixante-trois (63) en 2017 soit une augmentation moyenne de 6,3 enseignants par an. Mais l’analyse détaillée révèle que le plus grand nombre d’enseignant a été recruté entre 2009 et 2010 et entre 2014 et 2015. Pour l’année 2016, l’université n’a pas procédé à des recrutements alors que les effectifs d’étudiants ne cessent d’augmenter.

Le personnel de rang A n’est pas très important et l’UFR a recours à des vacataires pour le déroulement de certains enseignements surtout en agroforesterie et en géographie. La prise en charge de ces derniers est très onéreuse pour l’université.

Tableau 2

Évolution du Personnel d’Enseignement et de Recherche 2007-2017.

2007 2007

2008

2008

2009

2009

2010

2010

2011

2011

2012

2012

2013

2013

2014

2014

2015

2015

2016

2016

2017

17 25 27 37 37 40 44 45 55 63 63

 

Source : direction des ressources humaines/ Université Assane Seck de Ziguinchor

2-4-2 Les effectifs du personnel administratif, technique et de service.

Le personnel de l’UFR est constitué d’un cadre administratif, de comptables, de techniciens de laboratoires, de secrétaires, d’un chauffeur et d’un vaguemestre reprographe. Ce personnel bien que largement insuffisant assure l’intégralité des tâches administratives et ce, dans des conditions de travail parfois difficiles. Ce qui malgré les efforts consentis ralenti souvent le traitement et la transmission du courrier administratif.

Au niveau des secrétaires, la surcharge de travail dépasse largement les limites. L’UFR est à une secrétaire pour trois départements. Les chefs de service ne disposent pas de personnel d’appoint. La situation est plus difficile au niveau du service pédagogique surtout à l’occasion des inscriptions pédagogiques et des périodes d’examen. Le vaguemestre de l’UFR s’occupe également de la reprographie des sujets des devoirs et des Travaux dirigés. Le chauffeur du directeur d’UFR est très souvent sollicité pour amener les étudiants en sortie pédagogique en milieu urbain, périurbain et même rural.

Tableau 3

Évolution du Personnel administratif, technique et de service  2007-2017.

2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
04 05 06 06 09 09 10 10 11 11 11

Source : direction des ressources humaines/ Université AssaneSeck de Ziguinchor

 

 

2-5 Les infrastructures

2-5-1 Les infrastructures administratives

 

Le bâtiment abritant les locaux de l’UFR a été affecté à ladite structure par arrêté n° 0061/UDZ/CAB/REC/SG du 26 juin 2016. Cet appartement à étage est situé dans l’enceinte de l’Université dans sa partie ouest. Actuellement, le bâtiment a fait l’objet de plusieurs modifications destinées à augmenter le nombre de bureaux afin de pouvoir y loger le personnel administratif.

Au rez de chaussée, on compte trois pièces servant de bureaux, un débarras servant de magasin de stockage des matières et fournitures de l’UFR et des toilettes.

À l’étage, on compte également trois pièces servant de bureaux, des toilettes et un magasin. La façade derrière du bâtiment a été transformée en salle de thé pour le personnel de l’UFR. 

Les enseignants occupent des bureaux relevant du domaine universitaire. Pour le personnel administratif, cette insuffisance de bureaux a constitué un frein pour les recrutements. Mais la situation pourra s’améliorer avec la réception des blocs d’UFR dont les constructions sont en cours.

2-5-2 Les infrastructures pédagogiques

A l’instar des autres UFR de l’université, l’institution ne dispose pas de salles de cours propres. Toutefois, depuis 2016 avec la décentralisation de la confection des emplois du temps, des salles sont affectées à chaque UFR. Il s’agit d’un amphithéâtre de deux-cent-cinquante(250) places, une(01) salle de cours de cent vingt (120) places, de deux (02) salles de cent (100) places chacune, cinq (05) salles de soixante (60) places chacune, deux (02) salles de cinquante (50) places chacune et de deux (02) salles d’une capacité chacune de quarante places (40).

En plus de ces salles affectées, le département d’informatique dispose de deux(02) salles d’une capacité de trente (30) places chacune et destinées aux travaux pratiques.

En 2012, l’UFR a réceptionné un bloc scientifique qui comprend quatre (04) salles de travaux pratiques (deux (02) pour le département de physique, une (01) pour le département de chimie et une (01) pour le département d’agroforesterie) et deux (02) salles de travaux dirigés (une (01) pour le département de chimie et une (01) pour le département de géographie).

Les salles de Travaux pratiques et de Travaux Dirigés ont été aménagées pour servir aussi de local aux doctorants des laboratoires suivants :

– le Laboratoire de Chimie et de Physique des Matériaux (LCPM) ;

– le Laboratoire d’Océanographie des Sciences de l’Environnement et du Climat (LOSEC) ;

– le Laboratoire de Géomatique et d’Environnement (LGE et

– le Laboratoire d’Agroforesterie et d’Écologie (LAE).

Concernant ces infrastructures, elles sont sous équipées en raison du coût des équipements que le budget de l’institution ne peut prendre en charge.

Cependant, des efforts sont consentis par l’État à travers le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation. En effet, un montant de quatre-vingt (80) millions a été octroyé à l’UFR pour l’équipement du bloc. Le ministère a aussi envoyé en plus d’autres équipements aux départements (physique, chimie, agroforesterie). Mais les besoins en matériels et produits de laboratoire restent encore importants.

Il ressort de cette analyse diagnostique que l’UFR doit disposer d’infrastructures pédagogiques nouvelles et équipées conformément aux standards internationaux pour relever les défis de l’accès et de la qualité des enseignements. Mais l’existence d’infrastructures ne saurait suffire. Elle doit être accompagnée du recrutement de personnel enseignant qualifié et de personnel administratif, technique et de service performants capables d’accompagner l’institution dans ses missions d’enseignement et de recherche.

2-6 Évolution du budget

Le budget de l’UFR est passé de trente-six million cinq cent huit mille (36.508.000) francs CFA en 2008 à cent treize million six-cent-quatre-vingt-trois mille deux cents (113.683.200) francs CFA en 2017 (voir tableau 4). Ces différentes augmentations s’expliquent, pour l’essentiel, par le transfert de certaines dépenses jadis prises en charge par le rectorat et par l’augmentation des droits d’inscription dans les universités publiques en 2013. Le pourcentage de ressources propres est très faible car les licences professionnelles ouvertes ne sont pas très rentables. De plus, en raison de la faiblesse du nombre d’inscrits, le montant de droits d’inscription de ces licences ne permet pas de couvrir les charges liées à la formation. Ce qui nécessite une révision du contenu de ces formations afin de les adapter aux besoins du monde professionnel pour les rendre plus attractives.

La faiblesse du budget constitue un frein au fonctionnement de l’institution. Les dépenses de fonctionnement sont difficilement prises en charge. Pour ce qui est des dépenses d’investissement notamment l’équipement des infrastructures pédagogiques, le budget ne permet pas d’y faire face.

Tableau 4

Évolution du budget de 2008 à 2017

 

Année Montant % Commentaires
2008 36 508 000 Première année de budget
2009 39 615 000 8,51 Cette hausse est due à une hausse de 5000F des droits d’inscription (DIP)
2010 50 000 000 26,21 La hausse est due à la prise en charge des dépenses en matériels de cours et travaux pratiques.
2011 58 100 000 16,20 Cette année correspond avec l’ouverture des masters
2012 67 930 000 16,92 Les dépenses liées aux frais de téléphone, au carburant et à l’entretien du véhicule du Directeur d’UFR qui sont transférées à l’UFR.
2013 71 560 000 5,34 Cette augmentation est due à l’augmentation des droits d’inscription et au transfert des frais d’organisation des examens.
2014 100 235 000 40,07 Le montant des dépenses d’entretien du véhicule ERA est transféré à l’UFR.
2015 103 060 000 2,82 Cette hausse est due à l’augmentation des effectifs au niveau de l’UFR. Il y’ a aussi les ressources additionnelles du laboratoire d’analyse et de traitement d’eau du département de chimie.
2016 108 053 200 4,84 Idem
2017 113 683 200 5,21 Prise en charge des droits d’inscription de la licence création multimédia.

 

Source : service des finances de l’UFR des Sciences et Technologies

2-7 La situation de la recherche 

Malgré les conditions de travail difficiles, le personnel enseignant et de recherche est très dynamique et s’inscrit dans une volonté d’accompagner la politique de l’État de développer la recherche pour impulser le développement socio-économique.

La mise en place du Fonds d’Impulsion à la Recherche Scientifique et Technique, les subventions allouées aux enseignants du supérieur pour leurs voyages d’études, traduisent la volonté politique de l’État d’accompagner et de développer ce secteur.

Les recherches effectuées par le personnel enseignant sont publiées dans les plus grandes revues internationales et contribuent aujourd’hui à la visibilité de l’institution. Au niveau local, pour ne prendre que l’exemple du département d’agroforesterie, des services d’appui conseils sont apportés aux GIE intervenant dans le domaine de la transformation des produits agricoles.La liste de l’essentiel des publications effectuées au cours des cinq dernières années est rapportée en annexe de même que les différentes thématiques de recherche.